11.11.2006
Anne clark live
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22.10.2006
Le statut des femmes
Dans les faits divers que j'aime lire en buvant un café au comptoir, deux nouvelles mises en parallèles par mes soins.
Affaire sordide 1 : Drame passionnel, une femme en tue une autre, enceinte qui plus est. Ayant découvert que son homme était polygame, elle tuait sa rivale avec un couteau, catastrophée par la future naissance. Libération insistait particulièrement sur l'ignominie de l'homme de ce trio, qui avait épousé des asiatiques et les avait fait venir en France. On parlait d'homme manipulateur, de femme menées à bout, de défense de la femme contre les violences psychologique des hommes, etc. Verdict : 5 ans de prison pour la coupable.
Affaire sordide 2 : Viol en série. Un homme de 30 ans, déjà condamné une fois à 10 ans pour un viol remet ça. Sur 6 mois, il viole 5 femmes. Verdict : 25 ans de prison, dont 20 ans incompressibles.
J'ai comme l'impression qu'il existe une justice à deux vitesses, en tout cas, complètement déséquilibrée, reposant sur des valeurs concernant la gravité des actes qui ne doivent pas être les miennes. Mort d'un côté, viol de l'autre. La tueuse ressortira de prison en 2008 ou 2009. Le violeur, en 2026...
Ne serait on pas en train de diviniser les femmes et de réduire les hommes au rôle d'oppresseur éternel ? Un viol, c'est laid, c'est grave, on est d'accord. Mais 25 ans pour avoir couché avec 5 femmes sans leur autorisation, n'est ce pas donner trop de valeur au sexe et au bien être des femmes ? 25 ans ! C'est pour moi complètement délirant ! C'est un verdict qui repose sur la déification injustifiée de la femme, sa mise sur un piédestal, c'est dire aux femmes : votre capacité à donner du sexe vaut très très très chère. C'est donner au femmes une valeur supérieur, parce qu'elles sont femmes. C'est leur dire « en qualité de femme, votre sexe vous donne une valeur immense, profaner ce sexe mérite presque la prison à vie, et par extension, l'offrir à un homme demande une contrepartie importante ». C'est aussi dire aux hommes : reprenez vos instinct, n'écoutez pas vos désirs, ça peut vous couter très très cher ».
On remarque qu'entre ces deux affaires, aucune circonstance atténuante ne peut être accordée au violeur. Était il dans une période de détresse psychologique, de frustration intense, de dérive suicidaire, etc ? Cela n'a pas d'importance. Par contre, quand on est une femme et qu'on pète les plomb, jusqu'à tuer avec un couteau quelqu'un d'autre, là on recherche des centaines de raisons pour pardonner. Il serait Intéressant de savoir ce qui se serait passé si, catastrophé par le fait que sa maîtresse soit enceinte, et pétant aussi les plomb, ce soit l'homme qui ai porté le coup de couteau. Prison à vie probablement.
Cette déification de la femme en tant que femme s'observe un peu partout dans la société neo-matriarcale d'aujourd'hui : Publicités systématiquement valorisante pour la féminité (alors qu'on apprend aux hommes à mettre leur virilité sous silence), moralisation féministe permanente (via leur prédominance dans l'éduction, la justice et les service sociaux), tarifs des prostituées françaises exorbitant (une nuit avec une femme de moins de 30 ans coûtant environ 2000 euros, voir tarifs sur escortfr.net), starification de l'actrice porno, surconsommation des femmes en ce qui concerne l'achat de vêtements et bijoux (budget 5 fois supérieur à celui des homme) ayant pour objectif d'augmenter leur prestige social, favoritisme pour les aides sociales, lors des divorces, et pour tous les emplois liés à la vente, la communication, la représentation et à la séduction en général.
Ajouté à cela, cette tendance général, au bénéfice seul des femmes, d'avoir le choix sur tout. Choix de choisir des métiers traditionnellement masculin, tandis que les métiers féminins restent dévalorisant pour un homme (par exemple, une infirmière fait sexy, un infirmier fait plutôt looser, une institutrice de maternel est sympatique, un homme dans ce job là est perçu comme déviant, une caissière de chez Prisu peut être sortable, un caissier, même canon et adorable, restera un pauvre mec) . Choix de quitter le foyer (sera perçue comme une femme qui fuit les persécution) alors que l'homme passera pour un salaud (et on le lui fera chèrement payé lors du jugement). Choix de garder ou pas l'enfant du couple en utilisant l'avortement, sans demander l'avis à l'homme (alors que l'homme, s'il demandait à la femme d'avorter contre son grès, serait considéré comme pire que tout). Etc
Jusqu'où cela va aller ?
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Nabe chez ruquier et Miller
Intéressant échange entre Marc édouard Nabe, écrivain, Laurent Ruquier, présentateur de télévision, et Gérard Miller, chroniqueur d'émissions de divertissement. La scène s'articule en 3 étape.
Dans la première, Ruquier veut pousser Nabe à reconnaître que son émission est libre, étant donné qu'il lui fait l'honneur de l'inviter. Nabe ne rentre pas dans ce jeu là et explique qu'il n'écrit pas pour passer à la télévision, qu'il est boycotté par les médias parce qu'il s'attaque au pouvoir, qu'il trouve cela normal d'avoir ces soucis là quand on s'attaque au pouvoir, qu'il devient difficile de s'exprimer.
Ensuite, Gérard Miller explique que Nabe est un salaud, il lit des passages de son premier livre « de minable petit provocateurs », il dit qu'il ne peut dire « quelle degrés de dégoût Nabe lui inspire ». Il évoque la future mort de Nabe. La salle applaudit.
Troisième acte, Ruquier demande à Nabe s'il ne regrette pas ce qu'il a écrit. Nabe répond laconiquement « non non », puis explique que ce genre d'émission où il se trouve ne respecte pas les écrivains et les artistes, que les écrivains hésitent à venir dans ce genre d'émission où on dit des choses mensongère et diffamatoire, où on traite comme ça (référence à l'intervention de Miller) les écrivains et les artistes, que ça fait parti de notre époque, Nabe dit qu'il a essayé de donner à l'émission une dernière chance, que l'émission n'a pas su saisir, « tant pis pour vous » et il s'en va du plateau sous les huées du public.
Epilogue, Miller se retrouve à se justifier, et continue de casser du sucre sur Nabe qui n'est plus là pour se défendre. Il évoque les écrivains fusillés à la fin de la guerre en France, qui le méritaient bien.
Chapeau Marc Edouard Nabe. Toute la veulerie médiatique a explosé sous nos yeux grace à toi. Ruquier a subtilement joué au juge, te demandant d'abord de reconnaître la légitimité de son tribunal médiatique. Tu as retourné la question en démontrant que ce genre d'émission soutenait le pouvoir et qu'à ce moment là, c'est toi qui en était juge et témoin. 1 point.
Miller s'est donné le rôle de procureur, tu l'as laissé parler en souriant. Miller a eu le temps de démontrer son haut degrés de haine, utilisant les techniques issues de la psychanalyse pour délivrer de manière subliminal, un message d' appelle au meurtre, évoquant ta mort future (message qu'il réitérera plus tard en te comparant à Rabatet qui méritait de se faire fusiller selon lui, évoquant ainsi la mort des gens comparable à toi dans le passé). Ruquier et Miller pouvaient aussi être perçu, très clairement, comme les classiques « flic gentil/flic méchant ». Miller s'est grillé tout seul. +1 point.
Ruquier, qui veut toujours se donner le rôle du juge volubile et juste, te demande alors de présenter des éléments qui pourraient servir de circonstance atténuante (sous entendant donc que les accusations de Miller sont fondées, qu'il faut à présent avouer et demander pardon). Tu as recadré directement ça, mettant en accusation ce tribunal illégitime, sans t'en prendre aux personnes mais simplement au système, et tu es parti, mettant tout le monde dans l'embarras. + 1 point.
3-0 pour Nabe. Un grand moment, ce passage télévisé a montré l'entreprise de manipulation que sont ces émissions de talk-show, et Nabe a montré comment exploser cela de l'intérieur. Son intervention étant comparable à un coup d'état en direct. Superbe.
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17.10.2006
La presse
La question de la liberté de la presse me semble d'office biaisée. N'importe quel connard disposant d'une fortune peut se payer un journal ou un magazine pour nous balancer son point de vue. La liberté de la presse, c'est surtout la liberté d'un petit nombre d'humain qui se permet de dire au reste de l'humanité ce qui est bon, beau et bien. Le journalisme d'opinion, siglé Beuve-Méry, ressemble à la pire arnaque du siècle, où sous couvert de liberté, de démocratie, etc. un petit nombre d'élu se permet de diffuser les idéologies qu'ils veulent, de promouvoir les gens qu'ils veulent, de dire ce qui est bien et ce qui n'est pas bien.
Finalement, je me demande s'il ne serait pas raisonnable d'avoir qu'une seule presse, style Pravda, où seul le point de vue de l'état serait autorisé. Quand je vois ce qu'est la presse française, dominée par Libération, Le Monde, L' Humanité, Le Figaro... Où l'ensemble des thèmes abordés sont systématiquement orientés idéologiquement, comme si c'était la guerre perpétuelle, comme si chaque fait était la preuve d'arguments politiques. Si on avait La Pravda et seulement La Pravda, un seul journal orienté sur le peuple et l'état, une seul vérité pour tous, et que tous ces connards qui se payent des magazines et des journaux ne puissent pas toucher à ce monopole. Je me demande sérieusement si ça ne serait pas mieux.
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16.10.2006
TV, Sarko, Sego, Dupond aignant, Starr, JMLP
Je ne regarde plus la télévision depuis plusieurs mois. L' avantage principal est que le troisième pouvoir n'a plus aucune influence sur moi. Pourtant samedi j'ai regardé la nouvelle émission du samedi soir où Ruquier remplace Ardisson.
Il y avait Joey Starr qui s'améliore bien. Ce type est un artiste énorme et il n'a pas dit de conneries. Pourtant on a essayé plusieurs fois de le lancer sur les thèmes bateaux du racisme et de la jeunesse victime de la société blanche, il n'est pas rentré dans ce petit jeu. Il a même taclé Roger Hanin (« heu, qu'est ce qu'il me veut le monsieur... »).
Il y avait aussi un sujet très long sur Dupond-aignant qui représenterait paraît il la branche rebelle de l'UMP. J'ai vu un mec sans charisme, absolument plat, un nain politique. Il était difficile de savoir pourquoi on interrogeait pendant 20 minutes un mec aussi insignifiant dont personne n'a entendu parler et qui de toute évidence n'a absolument rien à dire. Néant total.
Ensuite j'ai regardé Star Academy pour la première fois cette année et je sais qui va gagner : c'est le mec qui a des lunettes.
Dans la discussion avec mon amie qui me faisait l'honneur de sa télé, on a évoqué les élections. Fille d'immigrés, d'ethnie peul, elle dit que face à des personnalités aussi rigides et moralisatrices que sont Sarko et Ségo, Jean-Marie Le Pen fait figure de père tranquille. J'ai le sentiment aussi que si Ségo ou Sarko passent, ça va être la leçon de morale permanente, Ségo sera sans doute plus culpabilisante, tandis que Sarko sera plus menaçant. Mais au final, ça sera pareil. Je ne vote plus depuis 1995, c'est sans doute mieux pour la démocratie, telle qu'on la conçoit en France.
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29.09.2006
Indigènes
La cause nationale du mois, après celle des squatteurs de Cachan le mois dernier, après celle de l'injustice permanente faites aux jeunes de banlieue il y a deux mois, après le devoir de mémoire anti-esclavagiste il y a trois mois (j'aime les causes nationales mensualisées), ce mois ci, nous sommes vivement encouragés à nous pencher sur le sort des anciens combattants venus d' Afrique.
Grand débat sur le thème « on nous cache tout on nous dit rien », les jeunes découvrent que des arabes et des noirs se sont battus sous le drapeau tricolore. Et qu'ils l'ont fait volontairement. Et ils trouvent d'un coup ça super cool, nos jeunes issus de l'immigration. Bientôt, les harkis vont devenir des héros aussi dans ces milieux.
Comme quoi, les points de vue changent en même temps que les intérêts de chacun. A une époque (avant le festival de Cannes 2006) il était bon ton de se montrer ancien du FLN et indépendantiste, opposant de la France etc... Aujourd'hui, c'est quand même plus confortable de réclamer respect, compensation, égalité, etc. pour services rendus à la France.
Bien entendu, on ira pas expliquer qu'il leur faut surtout remercier le Marechal Petain qui a tendu son cul à Hitler pour préserver ces fameuses colonies, l' Empire, de l'invasion allemande. Le grand merci des banlieues au président collabo, celui qui a permis à ces peuples de voir passer la guerre de très très loin, c'est pour le mois prochain je présume.
Je plaisante. La banlieue est devenue Gaulliste à rebours.
En mettant des « si » un peu partout, on peut parier que De Gaulle, s'il avait eu une véritable influence sur l'état majore en 1940, au moment de la débâcle, aurait choisi les rives sud de la méditerranée pour entreprendre la reconquête militaire, et que là, ça aurait chauffé pour nos ex-colonies.
Il faudrait revenir dans le temps et faire un sondage dans les rues d'Alger : « Préférez vous que la métropole soit sous la botte allemande et que vous passiez la guerres peinard au soleil ; cochez la case Petain ou préférez vous que le Maghreb devienne la base de l'armée française et ainsi vous retrouver au coeur du conflit ; cochez De Gaulle ».
Ces réflexions me viennent suite à la lecture du tome III des mémoires de Guerre de De Gaulle, intitulé « le salut ». C'est le récit passionnant de la période 1944-1946. Il décrit l'épuration, ses rapports difficiles avec les alliés, sa pugnacité à redonner à la France sa place d'élite, ses réflexions politiques, etc... Extraordinaire. J'avais lu le tome un que j'avais trouvé ennuyeux, « j'ai depuis toujours une certaine idée de la France, bla bla bla... ». « Le salut » est bien meilleurs. Toujours très technique dans l'ensemble, comme peut l'être un document historique rigoureux, mais avec des envolées qui prennent une magnifique ampleur au coeur de cette technicité et cette rigueur militaire. La rencontre De Gaulle-Staline est hallucinante, par exemple, le choc de l'âme slave et latine, géant !
Pour revenir au sujet, le débat sur les combattants d' Afrique, sur le thème « on savait pas, on nous le cache exprès pour nous embêter, on n'en parle pas en cours, etc... », avec comme sous entendu une sorte de révisionnisme à la française où on cacherait les faits pour ne pas à avoir à les assumer. J'ai la trentaine, et j'ai toujours su que des afro-maghrébins avaient participé aux guerre. Et à moins d'être dans un milieu complètement ignare, déphasé, d'avoir un immense désintérêt pour le destin français, je crois que tout le monde sait que des afro-maghrebins se sont battu au côté des Français. Quand un type comme Jamel Debouze, la trentaine aussi, explique à longueur d'interview qu'il ne savait pas, qu'il a appris ça quand on lui a proposé le film, il ne doit s'en prendre qu'à lui même, une absence de curiosité probablement, une éducation dans un milieu où il était sans doute honteux d'admettre s'être battu pour la France. Je sais pas Jamel, achète des livres, intéresse toi à autre chose qu'à ta sous-culture banlieue et aux gonzesses.
Tiens, lit De Gaulle par exemple, si vraiment tu penses qu'on vous cache des trucs à toi et aux tiens, lit le récit de la libération armée, où De Gaulle explique le rôle des troupes d' Afriques. Lit le récit sur la cérémonie du 18 juin 1945, où De Gaulle est au coté du Sultan du Maroc (le grand père de ton meilleur pote) à l'arc de triomphe, et qu'il le décore publiquement de la croix de la libération. Lit le passage sur le 14 juillet 1945 où lors des festivité, De Gaulle est au coté du chef de la Tunisie et le décore aussi.
Il y a un moment où il est indescent de dire « je ne savais pas », mais il est encore pire de sous entendre que c'est de la faute à la société française.
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